Des compléments, des liens, des images (in progress)

Mais pourquoi un site PG ?

Je n’ai de carte ni chez FuckmezucK ni chez Tweeto ergo sum.
Sourd aux meilleurs arguments de m’inscrire quelque part, fût-ce dans un coin sombre du nuage.

Depuis ces lignes que je recopie d’un Idéal dans le Reliure spiralée 1523 marque déposée de plus grand format qui me tient lieu présentement de cahier, il m’est venue l’idée de me faire un site.

Me faire un site : Diable !
Mais qu’est-il donc arrivé entretemps ?

Il est arrivé ceci, que, considérant mon énergie en baisse et l’horizon qui se resserre, afin de rassembler le dispersé et gagner – je ne l’écris pas sans une pointe de honte – en « visibilité », j’ai tenté de créer sur Wikipédia une page <Philippe Grand> et que j’ai échoué. Par trois fois.
La première sous le nom d’utilisateur utilisable, les deux autres aidé par un ami en ayant déjà rédigé quelques-unes encore accessibles et en comparaison desquelles une entrée PG ne me paraissait pas incongrue.
Concours inutile. « Ressources secondaires insuffisantes » a-t-on invoqué, sans y regarder de trop près (1).
Cette expérience ne m’a pas rendu amer, elle m’a fait comprendre deux choses : primo qu’une entrée sur Wiki n’a pas vocation à faire office de « site d’auteur », deuxio que celui-là n’a pas vocation à remplacer une page Wikipédia empêchée…

Ainsi, en même temps ou presque que l’idée m’est venue de « me faire un site », j’ai eu ce gros bâton à me mettre dans les roues : pour quoi ?
Lequel a quasi simultanément changé l’idée initiale en idée de penser un site.
Et me voilà à peser la possibilité de faire avec un plus que ce qu’un espace corseté par sa définition n’aurait permis.

Idéalement tout communiquerait avec tout…
Mais il faudrait que les finances suivent, que je tisse amont tous les liens et surtout que cela s’impose comme nécessité…
Donc simple.

26 février 2020

(1) Que les concepteurs de l’encyclopédie en ligne aient élaboré des règles strictes d’admissibilité et que des membres bénévoles veillent à ce qu’elles soient respectées, c’est louable. Mais la grille qui devrait montrer une maille saine régulière, on la dirait plutôt bouchée par endroits ou plaques (2), de sorte qu’un certain arbitraire semble gouverner les rejets (« Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement. On va dire que la clarté n’est pas la caractéristique dominante des sources fournies. Peut-être suis-je trop premier degré mais je ne vois rien dans ces logorrhées incompréhensibles démontrant que ce monsieur est notoire. Tout au plus que ses livres ont été lus et critiqués par des mecs qui savent faire des phrases très compliquées mais incompréhensibles pour le commun des mortels. » Bertrand Labévue, 7 mars 2020 à 18:16).
(2) D’abord venue, dans la demi-veille qui précède l’endormissement, l’image du filet troué s’est révélée fausse ; dans le présent cas de figure les chanceux ne sont pas des gros poissons qui seraient passés mais de petits grains retenus…

Voici la biographie simple que je proposais pour cette page. Au moins servira-t-elle ici :
« Né en 1960, il vit et travaille à Lyon.
En 1979, il quitte Saint-Étienne où il a passé sa jeunesse pour aller étudier à Lyon : psychologie (maîtrise), sociologie (licence) et linguistique (DEA qu’il n’achève pas, l’activité d’écrire pour lui l’ayant détourné de son mémoire traitant de la ponctuation).
Durant cette période il est surveillant d’internat. Il fonde en 1982 avec son ami stéphanois Michel Deux (des écrits duquel il éditera plus tard un recueil posthume), la revue Voluptiare Cogitationes (6 parutions jusqu’en 1986). Il se marie en 1984 (Geneviève, avec qui il aura un fils 9 ans plus tard, Manuel) et commence à écrire de façon assidue. (Publié en 2015, [Nouure] donne à lire des textes de cette période.)
En 1990, il entre au Musée d’Art Contemporain de Lyon (régie des collections), qu’il quitte dix ans plus tard pour intégrer en tant qu’éditeur l’antenne de la Réunion des Musées Nationaux qu’a développée à Lyon son ami Gilles Fage.
Entretemps, il a créé avec ce dernier l’association La Conscience du Vilebrequin qui a édité 4 titres, et, recommandé par l’écrivain et traducteur Roger Lewinter à son éditeur (Éditions Ivréa, fonds Champ Libre, Paris), publié en 1999 son premier livre, Tas IV.
En 2003, il s’associe avec Gilles Fage pour fonder les éditions Fage, maison d’édition indépendante au sein de laquelle il est éditeur jusqu’au 30 juin 2022 (retraite).

Note du 20 avril 2020 : jé découvre l’existence de deux sites “récupérant” les pages créées/supprimées de Wikipedia.
On retrouve sur ces deux, Wikimonde et Everybodywiki, la notice en question (non actualisée toutefois). Voir :
https://everybodywiki.com/Philippe_Grand
http://plus.wikimonde.com/wiki/Philippe_Grand

Quelques objets de bibliothèque

Qui ont retrouvé leur place depuis… On en aperçoit quelques autres dans Notes è entendre et voir (Voir PDF version site dans la sous-section Inédits)

Livre

Recto-verso.

Planche X

Des feuilles anciennes qui me plaisent toujours. Technique : solvant sur papier glacé.

Étant repris…

ou une approximation plus grande plus petite plus fragile et indémontable, 2006
Pour plus, voir Sous un nœud de paroles et de choses* (pages 99 à 107).
(Ajout en septembre 2020 :
« Ce qui est réduit se voit d’une certaine façon libéré de toute signification. »
Propos prêté à Marcel Duchamp par Enrique Vila-Matas, dans son Abrégé d’histoire de la littérature portative, Christian Bourgois éditeur, 1990.)

[pdf] Quelques images

Michel Deux

Le livre posthume de Michel Deux (…et certains oiseaux meurent en vol) publié en 2010 par les éditions FAGE étant aujourd”hui épuisé, je mets en ligne le PDF de la totalité.

[pdf] …et certains oiseaux meurent en vol

Mes bois

Placés dans la section Et autour (entendu Des écrits), il eût fallu se les figurer, mes bois, sur une orbite si lointaine et instable qu’il me paraît plus juste de les évoquer dans cette section Et…

À la page 59 de Jusqu’au cerveau personnel, on lit (dans un autre ordre) qu’« avec la silencieuse j’opte pour taire le pont entre mes pratiques », mais plus tardivement Troncs & souches, d’abord sous la forme d’une « expérience graphique » (que l’on identifiera dans la sous-section Expériences graphiques), puis sous celle de partie dans le portfolio Appendice(s) (voir la sous-section LivresAppendice(s) serait-il paru sous le label Vies parallèles, une feuille T&S au format d’origine, roulée ou pliée, aurait accompagné le volume) et de chapitre dans sa version à la fois contractée et augmentée (voir la sous-section Inédits), a montré que « la bavarde », elle, en devait rendre compte.

Les mots que là, maintenant, sur l’écran vous lisez, participent de la même résolution, ou plus exactement, car il ne s’agit plus cette fois de construire le pont, d’expliciter brièvement cette pratique parallèle, et à l’encontre de la décision exprimée dans T&S (« Il n’y aura pas d’image de mon bois ») mais en cohérence avec l’idée de site, d’en montrer via Notes à entendre et voir (voir la sous-section Inédits, principalement les pages 89-98) quelques fruits.

« Mes bois » ne désignent pas quelque terre dont je serais le propriétaire mais des morceaux de nature dans ma main au retour de la forêt, et plus précisément ceux-là après que j’en ai longuement ôté le mou, les ai peut-être cirés, peints, soclés, etc., avant de les installer quelque part chez moi comme des amis silencieux, ou foutre dans un coin pour les en sortir, pour ma jouissance, de temps à autre.

Une remarque pour finir, en date du 13 avril 2020, lundi de Pâques.
J’ai presque épuisé les ressources du demi-million de m2 autour du point où j’aurai eu la chance d’être retranché. Il me faudrait élargir mon champ de collecte, mais pendant le confinement je vérifie que les ravages du virus là ne stoppent pas ici les maux courants – la même cause qui m’éloigne des signes écrits finira aussi par m’interdire le grattage…
(Mais ça tombe pas mal – j’avais pu d’place !)

Ci-dessous : Tronc de déconfinement en cours le 17 avril

Des images (mains)

Abul Bajandar, 28 ans, épidermodysplasie verruciforme. Vu sur le site https://www.24heures.ch/monde/hommearbre-veut-quon-ampute/story/21671713, article de juin 2019. © inconnu

Au printemps 2021, pour apporter un peu de réconfort à des patients atteints du Covid-19 et séparés de leurs proches, des infirmières brésiliennes ont inventé ce stratagème : remplir d’eau tiède des gants médicaux en latex et les attacher aux mains froides des patients en détresse. Une tromperie charitable.

Des images 2

Albatros photographié à Midway en 2013 par Chris Jordan. © Chris Jordan

Le Maître et Marguerite de M. Boulgakov, installation de Gérard Foltête, 2018. © Gérard Foltête

45 sec sur Garage Band

Retrouvé sur un ancien ordi, mais encore à mon goût bien que trop court.

[audio] 45 sec

László Hortobágyi

J’ai découvert la musique de László Hortobágyi par hasard, en empruntant dans une discothèque publique un CD d’étrange allure. Il s’agissait, comme je l’apprendrais plus tard, d’une compilation (Transglobal and Magic Sound of L Hortobágyi, Network Medien 24409/1996). Je fus contaminé à la première écoute.

Comment plus, dans quel ordre, sur quel rythme ? Ne m’en souviens pas, mais j’ai cherché et trouvé au fil des années, pour finir par passer commande directe au producteur de cette musique si unique que le qualificatif de génie m’est venu parfois s’agissant de lui, LH, alias eL-Horto alias Guo.

Un goût pour les musiques traditionnelles profanes ou sacrées de presque tous les pays m’a prédisposé à la rencontre – et se détournera d’eL-Horto quiconque n’a pas d’affinité pour celles-ci car c’est pour les connaître et savoir marier avec une subtilité, une intuition et un brio sans exemple que LH se distingue entre tous.

Ayant dernièrement à nouveau constaté que très peu d’informations circulent sur son œuvre et lui, qu’elle et lui sont quasi inconnus, j’ai imaginé m’occuper de créer une page Wikipédia en français pour y remédier. Toutefois, pressentant que les « ressources secondaires » seront jugées « insuffisantes », je mets pour l’heure ce projet en veille et me contenterai de donner ici quelques éléments glanés ça et là, suivis d’un extrait d’un texte (un peu revu) utilisé comme présentation d’un mix exclusif que LH a réalisé pour Solénoïde il y a quelques années.
(Philippe Doussot, qui me l’a communiqué, a réalisé en 2007 un long entretien avec LH pour Solénoïde, entretien que l’on trouve en anglais in extenso dans l’indispensable coffret 3xCD Guonthology).
On ira évidemment consulter le site http://guo.hu/ où l’on peut commander en ligne à moindre frais beaucoup de CD d’un impressionant catalogue (plus de 70 œuvres, sans compter les Radio Works et les collaborations (dont une, magistrale, avec le fils de György Kurtág (Kurtagonals, ECM 2097/2009)).

Je recommande ce que je connais :
1989 Traditional Music of Amygdala Erdenklang CD91349/1991
1990 6th All India Music Conference Erdenklang CD50872/1995
1992 Ritual Music of the Fomal-Hootal-Ganoubī Erdenklang CD40787/1994
1998 Aeon (MuseumVersion) MNM LH-281098/1998
2007 Guonthology (3CD) Guo-ang/2007
2008 Kurtagonals – with Jr György Kurtág ECM 2097/2009
2010 Entransociety NarRator Records NRR-106
2017 Alterra Guo-Ang_CD-2017-01
2018 Szimmaren Libro de Madrighazali MMXVIII Guo-Ang_CD-2018-03

BIOGRAPHIE SOMMAIRE

Lāszlō Hortobāgyi (eL-Horto) est né à Budapest en 1950, « bien qu’il ne l’ait pas prévu » (LH).
Parallèlement à des études de musicologie et d’indologie, il participe à la conception et à la construction de quelques orgues en Hongrie. Dès 1967 il voyage, notamment en Inde du Nord où il réalise des enregistrements, étudie les sources philologiques-musicologiques, visite archives et bibliothèques, et où il suit un apprentissage musical auprès des maîtres locaux.
Il maîtrisera ainsi plusieurs instruments : rūdra-vīna, surbahār, sitār, tablā, orgue, clavecin, etc.
En 1980, Lāszlō Hortobāgyi crée la Gāyan Uttejak Mandal, société musicale ainsi nommée en hommage à la société de musiciens hindous-musulmans fondée à Mumbai par Navraojī Kabrajī en 1870 et dont est issu le célèbre musicologue Vishnu Narayan Bhātkhāndē. Les membres de la Gāyan Uttejak Mandal considèrent qu’il est de leur devoir de pratiquer et d’étudier les cultures traditionnelles de la branche orientale de l’histoire de la musique – en premier lieu la musique traditionnelle hindou-musulmane – dans le cadre de conférences, d’études de musique comparée, de réalisation de compositions et de concerts et spectacles.
En 1984, Lāszlō Hortobāgyi fonde les “Archives de la musique orientale” [Oriental Music Archives], qui sont uniques en Europe centrale et qui fonctionnent parallèlement au studio de musique appelé “Gāyan Uttejak Studio” et au “Gāyan Uttejak Orchestra” (Guo).

Ses morceaux de musique composés dans la structure musicale classique indienne, ainsi que d’autres compositions traditionnelles et futuristes, ont été publiés aux Pays-Bas, en Espagne, en Allemagne, en Grèce, aux États-Unis, en France, en Angleterre, en Russie, en Pologne, en Hongrie, etc. (Un catalogue compte 73 LP et CD publiés).

Plusieurs livres et études ont été écrits sur l’auteur en allemand, anglais, français et turc.

Prix principal de la critique musicale allemande 1997 ; The CD’s of the Year en Nouvelle-Zélande 1996, 1999, 2000 ; Margen Main Award, Spanyolország ; 2002, 19e place de la nomination mondiale Backroads World Music, Los Angeles 1999 ; Prix Octopus, France 2003.
Membre/compositeur de la Galata Mewlevi House, Istanbul 2004.
Refondateur de la Gāyan Uttejak Society, Mumbai, Inde, Bp. 1981-2005.
Membre et ingénieur du son de la Society of Indian Recordings Archives, Mumbai, Inde, stb.
Depuis 1996, Lāszlō Hortobāgyi restaure diverses collections de musique classique et d’archives de l’Inde, et pour la British Library il restaure les éditions vinyles 78 r.p.m. en shellac de 1892.

Publications musicologiques et théoriques dans le domaine de la musique classique indienne (“Musique de l’Hindusthān et du Karnātaka”), les systèmes de musique assistée par ordinateur, les logiciels, la théorie du métamēme, un possible système d’harmonie bitonale, les systèmes sociaux fictifs et leur construction, la création de structures polyrythmiques informatisées comme algorithmes pour de nouvelles structures virtuelles Tāla de l’Hindusthāni, ou pour vaincre la réalité, l’application polyphonique du système shrutī à 22 degrés, la théorie de la “phase gaussienne” de la polyrythmie, etc.

Lāszlō Hortobāgyi a enfin une pratique de plasticien : peintures sur les délinéations “cyber rāga-mālā” et “metamēm”, tryptichons, etc.

À l’aide de la “synthèse d’échantillons granulaires” [granular sample synthesis], qu’il développe depuis 1986, il crée des musiques du monde inexistantes et mythologiques et des compositions musicales que l’on peut qualifier de « futuristes ».

« Aussi rare dans les médias qu’exigeant dans son art et sa théorisation, László Hortobágyi, alias El Horto, est une référence clé en matière de dé-territorialisation musicale. Véritable magicien du son, il brouille les frontières spatiales et temporelles avec une imagination inouie, pouvant embarquer dans une même composition un clavecin baroque et un sitar indien, une rythmique dub et des chants grégoriens, orthodoxes ou pygmés, des gamelans javanais et de sombres bruitages électroniques… Ces associations instrumentales audacieuses traversées d’ondes psychédéliques accomplissent d’improbables jonctions culturelles qui positionnent son œuvre à la croisée des musiques expérimentales, sacrées, ambient et world…
La discographie de László Hortobágyi et du Gayan Uttejak Orchestra (Guo) constitue une espèce de tour de babel musicale ou, comme LH le dit lui-même, « une fiction musico-sociologique empreinte de rituels et de mystères », couvrant une vaste zone partant de l’Inde ancienne jusqu’à la Hongrie actuelle, contrée imaginaire propice aux mix instrumentaux les plus insolites baptisée par Hortobagyi lui-même le Hunghisthan… »

GUO
http://guo.hu/

Image 3

Curtis F. Marbut, “Color Profiles of Representative Soils of the Great Soil Groups,” in Atlas of American Agriculture: Physical Basis including Land Relief, Climate, Soils, and Natural Vegetation of the United States, ed. Oliver E. Baker, Plate 3 (Washington DC: United States Government Printing Office, 1936), www.davidrumsey.com